De l’inutilité des flics gras qui ont souvent soif et des barrages en général

Publié le par voyage_voyages

La gendarmerie et la police nationale se partagent selon leur compétence respective des innombrables barrages routiers à travers le pays. A quoi servent-ils ?

Ce sont essentiellement les véhicules utilitaires et les transports en commun qui sont visés, contrôle des marchandises pour les uns et vérification de l’état du véhicule, des papiers et patentes diverses pour les taxis brousse.

Peu importe si il s’agit de gendarmes ou de policiers, quand ils sont bien portants ou gras on peut s’attendre attendre à un scénario sophistiqué et souvent drôle pour qu’ils trouvent la faille qui leur permet à trouver une véritable infraction mais ça ce n’est toujours facile à trouver et les contrevenants connaissent toutes les combines pour s’en sortir la tête haute et surtout sans débourser un rond. La où c’est plus drôle c’est quand apparemment tous les papiers sont parfaitement conformes et quand on voit les flics se creuser sérieusement la tête pour trouver de quoi étancher leur soif car ils savent très bien que même avec un vazaha il n’y a pas grand-chose à gagner sans infraction constaté. Sur les taxi brousse on peut toujours voir si la vitre arrière n’est pas trop teintée, si le flacon de DDT n’est pas absent ou vide ou si il y a des préservatives dans la boite à pharmacie mais en général c’est plus facile de chopper un taxi brousse clandestin qui à déjà préparé le viatique attendu.

Quand c’est un vazaha qui conduit les variations deviennent plus folkloriques : à Tulear on m’avait demandé mon passeport et au bout d’un moment je suis allé dans le local pour le reprendre. Un flic m’avait dit : il y a quelque chose qui m’échappe car mon visa transformable était périmé. Je lui avais montré la carte de résident provisoire et il m’avait dit avec une mine profondément désolé que je lui avais fait « perdre beaucoup de temps ». Un grand éclat de rire de part et d’autre et rien d’autre pour le flic qui ne s’y attendait pas à cette réaction. Une autre fois je lui avais dit en malgache que je n’avais pas de change et ça c’est arrêté là.

Pas de corruption au sens où certains le prétendent sur ce forum, en tout cas jamais sans une infraction constatée au préalable.

Des barrages il y en a beaucoup à Madagascar, ceux dont je viens de parler évidemment mais aussi ceux qu’il  faudrait  lever pour que les élections puissent arriver, il en faudrait d’autres plus utiles et plus hydroélectriques pour produire assez d’électricité afin d’éviter les coupures de la jirama. Il faudrait plus de mobilité policière afin d’éviter les barrages criminels sur certains axes routiers la nuit.

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