Betafo-la où il y a beaucoup de toits
La ou il y a beaucoup de toits.
C’est très agréable de s’éloigner de l’agitation bruyante de la ville pour parcourir au rythme du vélo les 22 km qui séparent Antsirabe de Betafo.
Betafo, point de départ pour une magnifique mini rando de trois heures à travers un paysage rural qui rappelle les origines asiatiques des habitants. Les collines vertes sont cultivés en terrasses jusqu’au sommet, le paysage est sculpté à la bêche de rizière. La région est volcanique et la terre est fertile. Les rencontres avec des villageois sont nombreuses si on prend du temps pour leur parler, le ciel est limpide et un tintement métallique signale de loin des ateliers de forgerons, des vélos descendent la piste à vive allure en essayant de freiner avec le pied sur le pneu avant avec des bidons de lait sur le porte bagage. Les roues cernées de fer des charrettes à zébus crissent sur le gravier
Un peu plus loin le bruit de l’eau qui coule et qui ruisselle partout dans les rizières accompagne les marcheurs avec une symphonie aquatique jusqu’à l’entrée d’un petit village qui surplombe une belle cascade. Pour y descendre il faut trouver son chemin sur la crête des minuscules parcelles de rizières, la pente est abrupte et glissante, l’eau ruisselle partout et les deux parois du bassin de la cascade sont couvertes de ficus dont les entrelacements des racines épousent les aspérités rocheuses avant de plonger dans l’eau teinté de latérite rouge et de terre volcanique. On peut s’y baigner et se faire masser le dos sous le poids de l’eau qui tombe sur les épaules quand on s’agrippe aux racines sous la chute.
La boucle se poursuit sur un petit chemin qui brille comme un collier argenté car le sable contient beaucoup de Mika.
Cette ballade n’est mentionnée dans aucun guide papier, elle est libre d’accès comme beaucoup d’autres et il suffit d’avoir la curiosité pour découvrir la RN7 par les chemins buissonniers.