Article paru dans le trimestriel RENOUVEAU
C l a u d e , a c c o m p a g n a t e u r d e
l ' e x p é d i t i o n .
Claude, robuste colosse de 1,85 m. et de 95 kg, est l'animateur de
l'expédition. Sa vie se partage entre la France et Madagascar,
pays qu'il connaît particulièrement bien. Cette bonne
connaissance locale lui permet de maîtriser complètement les
problèmes qui peuvent surgir tout au long des trois semaines
de la durée du voyage.
S'il sait gérer les problèmes d'intendance et de logistique,
toujours fréquents dans ce type d'expédition, fin psychologue
il sait aussi anticiper les situations qui pourraient devenir
conflictuelles petit à petit entre les membres du groupe.
Aimant son métier, il sait tout autant faire découvrir les
paysages grandioses de ce pays que la culture et les richesses
humaines des populations locales, au-delà de la façade
touristique et tout en respectant leur mode de vie. En laissant
toujours au voyageur sa possibilité d'initiative, il facilite les
rencontres et choisit des lieux de visite et de séjour à taille
humaine, intégrés à la vie locale.
C'est ainsi qu'à plusieurs reprises le groupe a pu rencontrer
des villageois et partager avec eux leur quotidien. Événement
rare, tous ont pu participer, en tant qu'invités d'honneur, à une
cérémonie de retournement des morts, coutume malgache qui
permet aux familles d'honorer leurs morts plusieurs années
après l'enterrement.
Entre les visites des lieux prestigieux incontournables
(Antananarivo, Tuléar, Antsirabé, Manakara, Fianarantsoa...)
et les rencontres avec des communautés villageoises très
enclavées des Hautes terres ou du Grand sud, Claude a permis
à tous d'avoir une vision réaliste et concrète de ce pays. Il est
clair que son rôle a été fondamental dans la réussite de ce voyage.
M a r i e - H é l è n e , e n s e i g n a n t e
à l a r e t r a i t e .
« J'apprécie beaucoup ce voyage où l'on prend le temps de s'arrêter et de discuter
avec les habitants », pense Marie-Hélène qui a déjà beaucoup circulé dans le
monde. Comme elle a le virus des voyages, elle souhaitait connaître la vie des
populations de Madagascar, et là elle n'est pas déçue.
Si cette expédition n'est pas toujours de tout repos, elle est aussi très exaltante!
Partir chaque jour tôt le matin, passer quelques heures dans un minibus
(certes confortable mais qu'il faut pousser quand il s'enlise dans le sable...),
marcher parfois des heures pour découvrir un village où l'accueil est toujours
chaleureux, prendre parfois des transports locaux plutôt spartiates comme le
train et le taxi-brousse... Et il y a aussi les petits restaurants où la nourriture
est excellente, des réceptions chez l'habitant très conviviales et bien arrosées,
et trois jours de plage à la fin du séjour pour décompresser avant de reprendre
l'avion.
Dans le petit groupe de touristes qu'ils composent, il faut souvent discuter,
négocier et décider en commun les activités du lendemain. Pas facile pour
Claude de faire cohabiter des jeunes en voyage de noce d'une part, des habitués
des voyages tropicaux d'autre part, sans compter ceux qui avaient choisi ce
voyage uniquement pour les cocotiers ou les lémuriens. Mais elle admire ses
qualités d'animation et de coordination car il s'en sort très bien grâce à sa bonne
connaissance du milieu local.
Le carnet d'adresses de Marie-Hélène se remplit rapidement et elle sait quelle
conservera désormais des relations avec certaines personnes rencontrées ici et qui
ont les mêmes centres d'intérêt qu'elle. Et ceci grâce à ce pays et à sa population
très accueillante, où elle a découvert de grandes richesses humaines, là où l'on
vit d'une économie repliée sur elle-même, et où les seules ressources financières
proviennent d'un fils ou d'un parent exilé à la capitale ou à l'étranger.
Denys Lamarzelle
Extrait paru dans le N°121 de la Revue RENOUVEAU en novembre 2009